Plateforme technique et participative


PHOTOGRAMMETRIE

La photogrammétrie pour la science

La photogrammétrie pour la science

Nous utilisons la photogrammétrie dans le but d'étudier les modifications structurelles des biocénoses Coralligène et Roche Infralittorale à Algues Photophiles dans le contexte de changement global actuel.

Contact

olivier.bianchimani@septentrion-env.com
marjorie.roscian@septentrion-env.com

Localisation

Mer Méditerranée

Calendrier

2010 à aujourd'hui

La photogrammétrie permet de reconstruire en trois dimensions un paysage sous marin ou des organismes à partir d’une série de photographies. En produisant des modèles 3D précis et géoréférencés, elle permet de mesurer et de suivre l’évolution des écosystèmes marins sans les perturber. Son intérêt scientifique repose sur la possibilité de conserver une archive numérique des milieux étudiés, qui peut être analysée au fil du temps en fonction de nouvelles questions scientifiques.

À l’échelle des paysages

À l’échelle des paysages, la photogrammétrie permet de documenter avec précision la structure des habitats sous-marins et leur organisation dans l’espace. Les modèles 3D obtenus constituent des références qui peuvent être comparées au fil du temps pour suivre les transformations des milieux liées aux changements globaux et aux pressions anthropiques. Cette approche est particulièrement adaptée au suivi des habitats comme le coralligène, et permet également de documenter des sites difficiles d’accès ou situés à grande profondeur.

Quelques réalisations

Les Pharillons – Île Maïre, Parc national des Calanques
Dans le cadre du projet EXPLOR’HAB, nous avons réalisé la modélisation 3D des Pharillons, de la surface jusqu’à 45 mètres de profondeur, sur plus de 100 mètres de paroi. Plus de 100 000 photographies ont été acquises au cours de 24 plongées. Initialement développé pour la valorisation du patrimoine sous-marin en réalité virtuelle, ce modèle constitue également une base de données scientifique pouvant être exploitée dans le temps.

Le Tombant du Planier – Parc national des Calanques
Le relevé photogrammétrique du tombant du Planier, entre 10 et 40 mètres de profondeur, a nécessité l’acquisition de plus de 9 000 photographies.

L’Impérial du Large – Archipel de Riou, Parc national des Calanques
La partie profonde de l’Impérial du Large, entre 30 et 60 mètres, a également fait l’objet d’un relevé 3D à haute résolution à partir de plus de 6 000 photographies. Ce modèle permet de documenter précisément la structure de ce site emblématique et d’envisager son suivi dans le temps.

À l’échelle des biocénoses et des espèces fixées

Nous utilisons aussi la photogrammétrie pour étudier la structure et la dynamique des populations d’espèces fixées, notamment du corail rouge (Corallium rubrum). En collaboration avec le LIS, nous avons développé une méthodologie et des outils spécifiques permettant de suivre ces populations dans le temps, notamment au sein de différentes Aires Marines Protégées : le Parc national des Calanques, la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls et le Parc naturel marin du Golfe du Lion.

La photogrammétrie permet d’obtenir des mesures précises en trois dimensions, sans toucher ni manipuler les colonies. Elle permet également d’acquérir une grande quantité de données au cours d’une même plongée et d’archiver les relevés afin de réaliser de nouvelles mesures ou analyses plusieurs années après l’acquisition.

Ces suivis à long terme permettent ainsi de mieux comprendre la dynamique des populations et de leur habitat, d’étudier leur évolution face aux perturbations environnementales et d’évaluer l’efficacité des mesures de gestion mises en place pour leur conservation. Les modèles 3D permettent également d’étudier les espèces associées aux communautés dominées par le corail rouge.

 

Modèle d’une population de corail rouge (C. rubrum) située à l’entrée de la Grotte arc-en-ciel (Parc national des Calanques, Marseille)

 

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